« Tous les dieux, tous les paradis, tous les enfers sont en nous. »
On attribue cette phrase à Joseph Campbell, mais en réalité il a dit « Tous les dieux, tous les paradis, tous les mondes sont en nous. Ce sont des rêves magnifiés, et les rêves sont des manifestations sous forme d’image des énergies du corps en conflit les unes avec les autres. C’est ce que dit le mythe. Le mythe se manifeste dans les images symboliques, dans les images métaphoriques, des énergies des organes du corps en conflit les uns avec les autres. »
Je pense que ce qu’il essayait de dire c’est que l’humanité a une capacité infinie à exprimer ses espoirs et ses peurs, ses douleurs et ses plaisirs, ses aspirations et ses dévotions. La condition humaine est une mer d’émotions, d’impulsions, de croyances et d’appétits conflictuels.
Avant lui, au IXème siècle, les Upanishads[1] disaient « Le ciel et l’enfer sont en nous, et tous les dieux sont en nous. »
Quand je regarde le monde dans lequel on vit et particulièrement ces dernières décennies qui ont vu les guerres civiles succéder aux Guerres mondiales, je serais tenté de résumer l’Humanité et son Histoire par « Tous les maux, tous les démons, tous les enfers sont en nous. »
[1] Ensemble de textes philosophiques qui forme la base théorique de la religion hindoue.

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