Le Général fantôme et la bataille de Chandernagor

Les documents bengalis de l’époque disent que la défense de Chandernagor était assurée par un certain Raj Singh. Or, jusqu’à maintenant, aucun document d’état civil, d’archive militaire ni même une photo n’attestent de son identité ou de son existence. Certains pensent qu’il s’agit donc d’un général japonais puisque la République du Bengale s’est créée avec l’appui du Japon, dispose de matériel japonais et qu’au moins un général japonais se trouve dans la région à ce moment en la personne de Renya Mutaguchi qui est attaché militaire auprès du Bengale et de la Birmanie. D’autres enfin pensent à l’artisan principal de la victoire japonaise contre les Anglo-Indiens à Imphal et Ledo : le général Tomoyuki Yamashita.

La première guerre du Cachemire

Le 21 avril 1947, moins d’une semaine après l’annonce du référendum à venir, l’Hindoustan pénètre dans le territoire du Jammu-et-Cachemire et prend la ville de Jammu dès le 23. En réponse, les miliciens de la ligue Musulmane se portent au secours d’Harry Sing et de son État princier, ils espèrent probablement qu’ainsi le peuple cachemirien votera le rattachement au Pakistan, mais l’armement à disposition est des plus limités. Cela ne les empêche pas de harceler et menacer sérieusement le flan de l’avancée indienne dans la vallée du Poonch. Opiniâtres, les Cachemiriens et miliciens musulmans transforment l’avancée hindoue en véritable calvaire, il faudra six jours supplémentaires aux Hindous pour atteindre la rivière Chenab qui n’est pourtant qu’à une quarantaine de kilomètres au nord de Jammu.

La guerre civile indienne

En 1944, alors que le Japon rejoint les camps des alliés suite à la chute de la dictature militaire du Général Tōjō, Bose déclare l’indépendance de la République Indienne Libre à Imphal. Dans les semaines et mois qui suivent, hindous et musulmans — civiles comme militaires — se soulèvent à travers l’Assam et le Bengale contre le pouvoir britannique et rejoignent les indépendantistes. Rapidement l’influence de l’Azad Hind s’étend jusqu’aux frontières du Tibet, du Népal et du Bhoutan et par-delà la rivière Padma en direction de Calcutta. Dans ce contexte, Mahatma Gandhi et Jawaharlal Nehru décident d’accélérer le calendrier pour l’accession à l’indépendance. Ils souhaitent à tout prix éviter que l’influence de l’Azad Hind ne s’étende, car Subhash Chandra Bose a été claire : « la République Indienne Libre ne se soumettra pas à ceux qui n’ont pas eu le courage de prendre les armes pour assurer l’avenir de leur peuple ». Toutefois le Congrès national indien fait rapidement face à un problème : le Premier ministre britannique Winston Churchill exige que l’Inde reste un dominion et qu’elle reste unie, pourtant il se garde bien d’évoquer une reconquête du Bengale. Sûrement parce que cela conduirait à de nouvelles tensions avec le Japon, qui est redevenu un Allié du Royaume-Uni. Il paraît clair avec le recule que, Churchill était aveuglé par sa peur de la propagation du communisme. Il reste donc intransigeant, se pensant en position de force.

Nokmim, quand les Juifs se vengeaient des nazis

« Des regrets ? Oui, j’en ai. Dans ces camps, une partie des prisonniers n’avait probablement jamais tué de juifs et avait pour seul tort d’être allemands. Quand je repense à tout cela, je suis surtout soulagé que l’opération d’empoisonnement de l’eau potable ait échoué. Combien d’enfants innocents auraient été tués ? Probablement des dizaines de milliers. Maintenant tout cela appartient au passé, nous vivons dans une autre époque. Ben-Gourion pensait à l’avenir. C’est lui qui avait raison. »

La petite histoire du Nihon Shimpotō

Le Nihon Shimpotō est officiellement fondé le 7 mai 1945, mais en réalité il existait déjà dans l’ombre depuis plusieurs mois. Personne ne manque d’y voir une émanation directe de la faction Heiwa. Kijūrō Shidehara, Chiune Sugihara et Machida Chuji en sont les fondateurs. Ce dernier en est le premier président jusqu’à son décès le 16 novembre 1946. Le parti est financé par plusieurs grandes entreprises, dont Mitsubishi, mais aussi sur les deniers personnels de Keizō Shibusawa, gouverneur de la Banque du Japon.

Les pères de la Constitution Shōwa

Le mois dernier nous apprenions avec tristesse de décès, à l’âge de 86 ans, de Chiune « Sempo » Sugihara, éphémère Premier ministre du Japon surnommé le Schindler japonais. Principalement connu en occident pour son titre de Juste parmi les nations il était aussi l’un des deux principaux rédacteurs de la Constitution japonaise de 1945.

Constitution du Japon

« Nous, successeur du trône prospère de nos prédécesseurs, jurons humblement et solennellement devant le fondateur impérial de notre maison, devant nos autres ancêtres impériaux et devant le peuple japonais que, conformément aux tendances progressives du cours des affaires humaines et parallèlement à l’avancement de la civilisation, nous œuvrerons, maintiendrons et préserverons de tout déclin la prospérité de notre pays et le bien-être de nos sujets, nous promulguons par la présente, en vertu de confiance placée en nous par le peuple japonais et de la responsabilité dont nous avons hérité de nos ancêtres impériaux, la présente Constitution définie par et pour le peuple japonais. »

La Constitution Shōwa

La Constitution Shōwa (Shōwa- Kenpō) désigne la Constitution de l’Empire du Japon (Dai-Nippon Teikoku Kenpō) dont elle est la loi organique réformant profondément la Constitution Meiji (Meiji-Kenpō) qui était en vigueur depuis le 29 novembre 1890. Elle est promulguée le 11 mars 1945 (entrée en vigueur le 17 juin 1945) et est aussi appelée Constitution de la Paix (Heiwa-Kenpō), car elle est rédigée avec le souci de ne pas rééditer les erreurs du système précédent qui avait conduit au totalitarisme. Elle est actuellement constituée de 106 articles répartis en 11 chapitres.