L’évènement qui met définitivement le feu aux poudres est le Bombardement de Hải Phòng. En effet dans cette ville qui abrite le port le plus important du Tonkin, les Français reprennent le service des douanes le 10 juillet 1946 alors que cela devait être négocié. Le 20 août, des Vietnamiens s’opposent à un contrôle douanier, Hồ Chí Minh propose de réunir la commission mixte des douanes. Mais dès le 22 août d’Argenlieu, annonce au Général Valluy et au Colonel Dèbes : « Suite aux évènements du 20, j’estime indispensable de profiter de l’incident pour améliorer notre position à Hải Phòng. Le moment est venu de donner une dure leçon à ceux qui nous ont traîtreusement attaqués. Par tous les moyens à votre disposition vous devez vous rendre maître complètement d’Hải Phòng et amener le Gouvernement et l’armée vietnamienne à résipiscence. » Le 23 août, trois navires de guerre, dont le cuirassé Richelieu, bombardent Hải Phòng. D’après une enquête de l’Amiral Battet, il y aurait eu 6000 morts, essentiellement civils. D’Argenlieu, Valluy et Dèbes ne seront jamais interrogés ou sanctionnés.
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La vallée de la mort
Ðiện Biên Phủ c’est l’apothéose apocalyptique d’une sale guerre dont la France d’alors se désintéresse totalement. Après tous, les hommes sur place n’étaient-ils pas volontaires pour ce carnage ? Cette guerre inutile ou la France n’avait (presque) aucun allié. Pourtant ces volontaires combattront avec courage dans une situation désespérée et ne seront sauvés qu’à la toute dernière minute et emporteront la victoire. Une victoire à la Pyrrhus, une victoire qui n’en est pas une ; pour l’honneur diront certains. Mais le temps lui donnera un goût amer. Cette Première guerre d’Indochine sera un beau gâchis.
La guerre civile indienne : Le démantèlement du Raj
La guerre entre hindous et musulmans a permis d’entériner l’indépendance officielle de la République Indienne Libre. En effet, bien que le territoire compte une très grande majorité de musulmans, la forte militarisation du pays, notamment avec l’aide japonaise, permet le maintien de l’ordre. Le fait que le gouvernement soit composé d’hindous, de musulmans, de bouddhistes et se soit déclaré laïque et garant de la liberté de culte y est pour beaucoup. Aussi, dans le contexte particulier de la volonté d’accession à l’indépendance des Indes, la République Indienne Libre est déjà indépendante de facto. Ainsi, non seulement la population à globalement su garer son sang froid, mais dans les rares incidents qui se sont produits au Bengale l’Armée et la police ont su se montrer non partisanes ce qui a contribué à mettre fin très rapidement aux rares violences.
La guerre civile indienne : Les points chauds de l’hiver 1946-1947
En plus des difficultés citées plus haut, le conflit à la particularité d’être initialement peu structuré. Il ne commence pas avec des armées qui s’affrontent, mais avec un mélange protéiforme des groupes de civiles en armes, de milices organisés et d’unités régulièrement de l’Armée britannique des Indes aux allégeances diverses.
La République du Cachemire
Le Cachemire, en forme longue République du Cachemire, est un pays du sous-continent indien situé entre le Pakistan, l’Inde, la Chine et la Russie. La capitale du pays est Srinagar.
Le Général fantôme et la bataille de Chandernagor
Les documents bengalis de l’époque disent que la défense de Chandernagor était assurée par un certain Raj Singh. Or, jusqu’à maintenant, aucun document d’état civil, d’archive militaire ni même une photo n’attestent de son identité ou de son existence. Certains pensent qu’il s’agit donc d’un général japonais puisque la République du Bengale s’est créée avec l’appui du Japon, dispose de matériel japonais et qu’au moins un général japonais se trouve dans la région à ce moment en la personne de Renya Mutaguchi qui est attaché militaire auprès du Bengale et de la Birmanie. D’autres enfin pensent à l’artisan principal de la victoire japonaise contre les Anglo-Indiens à Imphal et Ledo : le général Tomoyuki Yamashita.
La première guerre du Cachemire
Le 21 avril 1947, moins d’une semaine après l’annonce du référendum à venir, l’Hindoustan pénètre dans le territoire du Jammu-et-Cachemire et prend la ville de Jammu dès le 23. En réponse, les miliciens de la ligue Musulmane se portent au secours d’Harry Sing et de son État princier, ils espèrent probablement qu’ainsi le peuple cachemirien votera le rattachement au Pakistan, mais l’armement à disposition est des plus limités. Cela ne les empêche pas de harceler et menacer sérieusement le flan de l’avancée indienne dans la vallée du Poonch. Opiniâtres, les Cachemiriens et miliciens musulmans transforment l’avancée hindoue en véritable calvaire, il faudra six jours supplémentaires aux Hindous pour atteindre la rivière Chenab qui n’est pourtant qu’à une quarantaine de kilomètres au nord de Jammu.
La guerre civile indienne : L’étincelle
En 1944, alors que le Japon rejoint les camps des alliés suite à la chute de la dictature militaire du Général Tōjō, Bose déclare l’indépendance de la République Indienne Libre à Imphal. Dans les semaines et mois qui suivent, hindous et musulmans — civiles comme militaires — se soulèvent à travers l’Assam et le Bengale contre le pouvoir britannique et rejoignent les indépendantistes. Rapidement l’influence de l’Azad Hind s’étend jusqu’aux frontières du Tibet, du Népal et du Bhoutan et par-delà la rivière Padma en direction de Calcutta. Dans ce contexte, Mahatma Gandhi et Jawaharlal Nehru décident d’accélérer le calendrier pour l’accession à l’indépendance. Ils souhaitent à tout prix éviter que l’influence de l’Azad Hind ne s’étende, car Subhash Chandra Bose a été claire : « la République Indienne Libre ne se soumettra pas à ceux qui n’ont pas eu le courage de prendre les armes pour assurer l’avenir de leur peuple ». Toutefois le Congrès national indien fait rapidement face à un problème : le Premier ministre britannique Winston Churchill exige que l’Inde reste un dominion et qu’elle reste unie, pourtant il se garde bien d’évoquer une reconquête du Bengale. Sûrement parce que cela conduirait à de nouvelles tensions avec le Japon, qui est redevenu un Allié du Royaume-Uni. Il paraît clair avec le recule que, Churchill était aveuglé par sa peur de la propagation du communisme. Il reste donc intransigeant, se pensant en position de force.
Le plus grand nettoyage ethnique de l’histoire de l’Europe
Lorsque l’on évoque le sujet des nettoyages ethniques, la plupart des gens pensent aux massacres qui eurent lieu au Rwanda ou en Yougoslavie. Probablement parce qu’il s’agit d’évènements récents et médiatisés, mais aussi surtout, car on associe généralement le terme nettoyage ethnique au massacre de populations et non à leur déplacement forcé. Si on leur demande de remonter un peu plus loin, les personnes interrogées citeront les crimes des nazis. Pourtant durant les deux années qui suivent la fin de la Seconde Guerre mondiale, des millions de personnes ont été déplacées d’un territoire à l’autre alors que de nouvelles frontières se dessinaient.
La Crise irano-soviétique
En juillet 1945, Joseph Staline publie plusieurs décrets incitant à la sécession de la province iranienne d’Āzarbāydjān occupée par les Soviétiques et la création d’une République autonome d’Azerbaïdjan. L’objectif de Staline était de placer les réserves et les exploitations pétrolières dans le nord de l’Iran sous le contrôle soviétique.
