La guerre civile indienne

En 1944, alors que le Japon rejoint les camps des alliés suite à la chute de la dictature militaire du Général Tōjō, Bose déclare l’indépendance de la République Indienne Libre à Imphal. Dans les semaines et mois qui suivent, hindous et musulmans — civiles comme militaires — se soulèvent à travers l’Assam et le Bengale contre le pouvoir britannique et rejoignent les indépendantistes. Rapidement l’influence de l’Azad Hind s’étend jusqu’aux frontières du Tibet, du Népal et du Bhoutan et par-delà la rivière Padma en direction de Calcutta. Dans ce contexte, Mahatma Gandhi et Jawaharlal Nehru décident d’accélérer le calendrier pour l’accession à l’indépendance. Ils souhaitent à tout prix éviter que l’influence de l’Azad Hind ne s’étende, car Subhash Chandra Bose a été claire : « la République Indienne Libre ne se soumettra pas à ceux qui n’ont pas eu le courage de prendre les armes pour assurer l’avenir de leur peuple ». Toutefois le Congrès national indien fait rapidement face à un problème : le Premier ministre britannique Winston Churchill exige que l’Inde reste un dominion et qu’elle reste unie, pourtant il se garde bien d’évoquer une reconquête du Bengale. Sûrement parce que cela conduirait à de nouvelles tensions avec le Japon, qui est redevenu un Allié du Royaume-Uni. Il paraît clair avec le recule que, Churchill était aveuglé par sa peur de la propagation du communisme. Il reste donc intransigeant, se pensant en position de force.