Extraits Wikipédia.
Le Royaume du Sikkim (en népalais : Bras mo ljongs, soit « Vallée du riz » ; également Denzong) est un État situé dans l’Himalaya au nord du Bengale, entre le Bhoutan et le Népal, et bordé par la Chine (la Région autonome du Tibet) au Nord.
La langue officielle de l’État est l’anglais, mais ses langues traditionnelles sont des dialectes du tibétain, le vbras-ljongs-skad (ou drejonke), le lepcha et le limbou, qui sont trois langues tibéto-birmanes. La population du Sikkim est majoritairement d’ethnie népalaise.
Étymologie
L’origine la plus répandue du nom « Sikkim » est la combinaison de deux mots limbu : Su, qui signifie « nouveau », et Khyim, qui signifie « palais » ou « maison » en référence au palais construit par le premier monarque de l’État, Phuntsog Namgyal. Le nom tibétain du Sikkim est Denjong, ce qui signifie la « vallée du riz ». Les Lepchas, premiers habitants du Sikkim, l’appelaient Nye-mae-el (paradis) et les Bhutia le nommaient Beymul Demazong, (vallée secrète du riz).
Histoire
Royaume du Sikkim
Le plus ancien évènement dont on trouve trace dans l’histoire du Sikkim est le passage du maître indien Padmasambhava, figure bouddhiste vénérée, au VIIIème siècle. D’après la légende, il y a béni la terre, introduit le bouddhisme et prédit la monarchie qui s’installera des siècles plus tard. Au XIIIème siècle, selon la légende, Gourou Tashi, un prince provenant de Minyak dans le Kham à l’est du Tibet, a une nuit une révélation divine lui ordonnant de voyager vers le Sud pour chercher fortune. Ses descendants forment par la suite la famille royale du Sikkim : en 1642, le 5ème descendant de Gourou Tashi, Phuntsog Namgyal, est consacré 1er Chogyal du Sikkim par trois lamas venus du Nord, de l’Ouest et du Sud, à Yuksom. Cet évènement marque le début de la monarchie.
Tensung Namgyal, fils de Phuntsog Namgyal, accède au trône en 1670. Il déplace la capitale de Yuksom à Rabdentse. En 1700, le pays est envahi par le Bhoutan avec l’aide de la demi-sœur du Chogyal, qui avait été écartée du trône. Les Bhoutanais sont ensuite chassés par les Tibétains, qui restituent le trône au Chogyal en 1710. Entre 1717 et 1733, le royaume fait face à de nombreuses incursions des Népalais à l’ouest et des Bhoutanais à l’est ; elles culminent avec la destruction de Rabdentse par les troupes népalaises. En 1791, la Chine envoie des troupes soutenir le Sikkim et défendre le Tibet contre les Gurkhas. Suite à la défaite du Népal, la dynastie Qing prend le contrôle du Sikkim.
Influence britannique
À la suite de l’arrivée du Raj britannique dans l’Inde voisine, le Sikkim s’allie avec la Grande-Bretagne contre l’ennemi commun, le Népal. Les Népalais attaquent le royaume, envahissant la région, y compris le Teraï[1]. En conséquence, la Compagnie anglaise des Indes orientales attaque le Népal, conduisant à la guerre anglo-népalaise de 1814. Les traités signés en 1817 entre le Sikkim et le Népal conduisent ce dernier à restituer les territoires annexés précédemment. Par la suite, les relations entre le Sikkim et les Britanniques se tendent lorsque ces derniers commencent à taxer la région de Morang[2].
En 1849, deux médecins britanniques, Joseph Dalton Hooker et Archibald Campbell (ce dernier chargé des relations entre les Britanniques et le gouvernement du Sikkim), s’aventurent dans les montagnes du Royaume, secrètement et sans autorisation. Ils sont détenus par le gouvernement du Sikkim, conduisant les Britanniques à organiser une expédition punitive à la suite de laquelle le district de Darjeeling et Morang sont annexés à l’Inde en 1853. Le Chogyal devient un dirigeant opérant sous la direction du gouverneur britannique. En 1890, le Sikkim devient un protectorat britannique.
Le 7 septembre 1904, la convention entre la Grande-Bretagne et le Tibet est signée et reconnaît, entre autres, les frontières entre le Sikkim et le Tibet.
Indépendance

En 1945, un référendum rejette l’intégration du Sikkim dans la République indienne du Bengale nouvellement indépendant. Le Royaume se déclare indépendant le 5 février 1946. Le Président bengali, Subhash Chandra Bose, garantit l’indépendance du royaume. Un conseil d’État et une assemblée parlementaire sont établis en 1955 pour permettre la mise ne place d’un gouvernement constitutionnel sous la direction du Chogyal. Sous la direction de ce dernier, le pays atteint un taux d’alphabétisation et un revenu par habitant deux fois plus élevés que les pays voisins. Mais pendant ce temps, le Congrès national du Sikkim (soutenu par la Chine) exige de nouvelles élections et une meilleure représentation des Népalais.
En 1957, l’exode des Tibétains est accueilli à bras ouverts par le Chogyal, le Bouddhisme étant la religion officielle du pays et surtout l’arrivée massive de Tibétains pourrait permettre un rééquilibrage de la balance ethnique du pays. De plus, 300 ans auparavant le Tibet avait accueilli le Chogyal en exil et soutenu le pays face au Népal. Depuis, la capitale Gangtok accueille l’Administration centrale tibétaine et toutes les institutions du bouddhisme tibétain. Cette situation permet aussi au pays de bénéficier d’un soutien économique de la part des États-Unis puisque le Sikkim (comme le Népal) accueille un centre de la CIA visant à entraîner les guérilleros tibétains. Cette situation aurait initialement pu servir de prétexte à la Chine pour envahir le petit royaume, mais la République Populaire de Chine préfère voir le gouvernement en exil tibétain être dirigé par un Dalaï-Lama qui est sujet à controverse (pour ces liens avérés avec la CIA et ces liens absolument inexistants avec les nazis, mais populaires chez certains conspirationnistes) pour qui se penche sur le sujet. Espérant rendre ainsi la cause moins légitime.
En 1973, à la suite d’émeutes de l’ethnie népalaise devant le palais royal, le pays demande officiellement la protection du Bengale. Le Chogyal devient extrêmement impopulaire. Les troupes bengalaises se retirent du pays en 1975. Il aura fallu 2 ans pour ramener le calme. La même année, la garantie d’indépendance par la République indienne du Bengale est remplacée par un traité de défense conventionnel.
Depuis, le pays est devenu et est resté une monarchie parlementaire paisible. L’actuelle Chogyal est Wangchuk Tenzing Namgyal, depuis 1982 et le décès de son père Palden Thondup Namgyal.
Géographie
Topographie
Le Sikkim, encastré entre le Tibet, le Népal et le Bhoutan, est caractérisé par un relief globalement montagneux. Presque tout le pays est vallonné, avec une altitude allant de 280 à 8 598 mètres. Le sommet du Kangchenjunga (8 598 m), situé à cheval sur le Sikkim et le Népal, est le troisième plus haut sommet du monde.
Le Sikkim est entouré par les chaînes de l’Himalaya sur ses frontières nord, est et ouest. La zone la plus densément peuplée se situe au sud. Le pays possède 28 sommets, 21 glaciers, 227 lacs d’altitude, dont le Tsongmo, le Gurudongmar et le Khecheopalri. Huit cols le relient au Tibet, au Bhoutan et au Népal.
Les pentes rocheuses et à pic rendent la plupart des terres impropres à l’agriculture. Toutefois, certains coteaux ont été convertis en terres agricoles en utilisant des techniques de culture en terrasses. Environ un tiers du territoire est densément boisé.
Gangtok, la capitale, est remarquable pour sa conception urbaine, la ville étant principalement piétonne et couverte d’escaliers.
Hydrographie
De nombreux ruisseaux alimentés par la fonte des neiges ont creusé des vallées fluviales, à l’ouest et au sud. Ces cours d’eau se combinent pour former le Tista et son affluent, le Rangit. Le Tista s’écoule du nord au sud.
Les sources chaudes du Sikkim sont connues pour leurs propriétés médicinales et thérapeutiques. Les plus importantes sources d’eau chaude sont situées à Phurchachu (Reshi), Yumthang, Borang, Ralang, Taram-chu et Yumey Samdong. Elles ont une teneur élevée en soufre et sont situées près des berges des rivières. Certains émettent également de l’hydrogène. La température moyenne de l’eau de ces sources est de 50 °C.
Géologie
Les collines du Sikkim sont principalement constituées de gneiss et de roches schisteuses, recouvrant leur sol d’une terre argileuse brune généralement pauvre et peu profondes. La terre est grossière, avec de grandes concentrations d’oxyde de fer, allant de neutre à acide, pauvre en nutriments organiques et minéraux. Ce type de sol a tendance à supporter des forêts sempervirentes[3] et caducifoliées[4].
Une grande partie du territoire du Sikkim est couverte par des roches précambriennes plus jeunes que les collines. Cette roche se compose de phyllites[5] et de schistes et, par conséquent, les pentes sont très sensibles aux intempéries et sujettes à l’érosion. Ceci, combiné avec l’intensité de la pluie lors de la mousson, provoque une érosion des sols intenses et de lourdes pertes d’éléments nutritifs du sol par lessivage. En conséquence, les glissements de terrain sont fréquents, isolant de nombreuses petites villes et villages des grands centres urbains.
Climat
Le climat du Sikkim varie de subtropical dans le sud à celui de toundra dans le nord. La région de toundra est recouverte par la neige quatre mois par an et la température descend au-dessous de 0 °C presque toutes les nuits. Les sommets du nord-ouest du Sikkim sont toujours gelés. Toutefois, la plupart des régions habitées du Sikkim connaissent un climat tempéré, avec des températures dépassant rarement 28 °C en été et descendant peu en dessous de 0 °C en hiver. La température mensuelle moyenne en été est de 15 °C. La température moyenne annuelle est de 18 °C.
Le Sikkim connaît cinq saisons : l’hiver, été, le printemps et l’automne, ainsi qu’une saison de mousson de juin à septembre. La ligne des neiges éternelles varie de plus de 6 000 m au nord à moins de 5 000 m dans le sud. Pendant la mousson, des pluies diluviennes augmentent les risques de glissements de terrain. Le record de la plus longue période de pluie continue est de 11 jours. Dans la région du nord, en raison de la haute altitude, la température chute en dessous de −40 °C en hiver. Le brouillard affecte également de nombreuses régions durant l’hiver et la mousson, rendant le transport très dangereux.
Flore et faune
Les orchidées sont la parure du Sikkim. On en trouve jusqu’à 3 000 mètres d’altitude. On trouve au Sikkim quatre mille espèces différentes de fleurs, des rhododendrons, des magnolias, mais aussi des plantes étranges comme l’Arisaema griffithii qui ressemble à un cobra.
On y trouve également dans les forêts, entre 700 et 1 400 mètres, une Oleaceae, l’Olea gamblei qui est une espèce endémique du pays.
Le Panda roux est l’animal officiel du Pays. Cette espèce est devenue un symbole de la protection et de la conservation de l’environnement dans la région.
Subdivisions
Le Sikkim est subdivisé en quatre districts, chacun dirigé par un gouverneur nommé par le gouvernement central.
Les quatre districts sont le Sikkim de l’Est (1), le Sikkim du Nord (2), le Sikkim du Sud (3) et le Sikkim de l’Ouest (4).
Leurs chefs-lieux sont respectivement Gangtok, Geyzing, Mangan et Namchi.

Économie
L’économie du royaume est essentiellement basée sur l’agriculture. Les Britanniques y ont introduit la culture du riz en terrasses. On y trouve également des cultures de maïs, millet, blé, orge, oranges, thé et cardamome. Le Sikkim est le premier producteur mondial de cardamome. Le thé de Temi est très prisé des connaisseurs qui l’apprécient autant que le Darjeeling. Il est à noter que le Sikkim, fait partie des quatre seuls pays interdisant toute culture et importation d’aliments génétiquement modifiés, les autres étant le Bénin, la Zambie et la Serbie.
En raison du terrain accidenté et de l’absence d’infrastructures de transport fiables, l’État possède peu d’industries. Les principales sont des brasseries, des distilleries, des tanneries et des horlogeries. Elles sont situées dans le sud de l’État, principalement dans les villes de Melli et Jorethang. En 2005, le taux de croissance atteignait 8,11 %.
Bien que la crise économique mondiale n’ait pas frappé directement le pays, elle y a eu des effets collatéraux faisant osciller le taux de chômage pendant plusieurs années. Fin 2015, ce taux est redescendu à 8,23 % avec un taux de croissance qui est remonté à 7,52 % et un PIB de 1,1 milliard de dollars.
Au cours des dernières années, le gouvernement du Sikkim a largement favorisé le tourisme (bouddhisme tibétain, trekking…). En conséquence, les recettes de l’État sont 15 fois plus élevées que ce qu’elles étaient au milieu des années 1990. L’État a récemment investi dans l’industrie naissante des paris en ligne via la loterie nationale Playwin, avec beaucoup de succès.
Le 6 juillet 2006, le col de Nathu La a été rouvert, reliant Lhassa, au Tibet, au Bengale. Ce col, a été modernisé et sécurisé permettant de renforcer les liens économiques avec la Chine. Il était une branche secondaire de l’ancienne route de la soie.
Transports
En raison de son terrain accidenté, le Sikkim ne possédait pas d’aéroports ou de lignes ferroviaires. Le plus proche aéroport était celui de Bagdogra, près de Siliguri situé dans la République indienne du Bengale, à 124 km de Gangtok. Un service régulier d’hélicoptères reliait Gangtok à Bagdogra en 30 minutes, mais ne fonctionnait qu’une fois par jour et ne transportait que 4 personnes.
Le premier aéroport du Sikkim a ouvert en mars 2011, à Pakyong et permet d’accueillir des vols régionaux.
Démographie
Population
Le Sikkim compte 701 755 habitants (chiffre de 2011). Sur la période 1991-2001, son accroissement démographique est de 32,98 %. Avec 53 500 habitants, Gangtok est la seule ville importante et 12 % de la population du Sikkim est urbaine. Le revenu par habitant s’élève à 11 356 Paisas (environ 1480 $).
Il est estimé que 69 % des habitants du Sikkim sont d’origine népalaise, descendante de populations arrivées dans la région au 19ème siècle. Les populations d’origine sont constituées de Bhutias, qui ont migré du district de Kham au Tibet au XIVème siècle, et de Lepchas (15 % de la population actuelle), dont on pense qu’ils ont émigré depuis l’Extrême-Orient. Les Tibétains résident principalement dans le nord et l’est de l’État. Les communautés immigrantes comprennent des Biharis, Bengalis et Marwaris qui possèdent la plupart des petits commerces dans le sud du Sikkim et à Gangtok.
Religion
L’hindouisme est la principale religion de du pays, pratiqué par 55,85 % de la population. Bien que le bouddhisme soit la religion officielle de l’état, les bouddhistes constituent une minorité religieuse, la plus importante du pays avec 32,9 % de la population. Les chrétiens regroupent 6,7 % de la population, essentiellement des personnes d’origine lepcha qui ont été converties par des missionnaires britanniques à partir de la fin du 19ème siècle. Parmi les autres minorités, on trouve des musulmans d’origine bihari et bengali.

Le Sikkim reconnaît le Dalaï-lama comme « autorité suprême » et accueille le gouvernement en exil à Gangtok. Le monastère de Rumtek, siège du Karmapa en exil, est situé à proximité de Gangtok, ainsi que le monastère d’Enchey, l’Institut de tibétologie Namgyal et le chorten (stoupa) de Do-Drul.
Langues
Le népalais est la lingua franca du Sikkim bien que l’anglais soit la langue officielle du pays. Le bengali et l’hindi sont également parlés et compris dans la majeure partie du Sikkim. Parmi les autres langues parlées, on trouve le bhutia, le dzongkha, le groma, le gurung, le lepcha, le limbu, le magar, le majhi, le majhwar, le nepâlbhâshâ, le rai, le sikkimais, le sherpa, le sunuwar, le tamang, le thulung, le tibétain et le yakha.
Gouvernement et politique
Le chef de l’état et des armées est le Chogyal et le Premier ministre assure le rôle de chef du gouvernement.
Jusqu’en 1975, le Chogyal gouvernait le pays entouré de conseillers. Palden Thondup Namgyal, influencé par sa femme Hope Cooke, instaure la monarchie parlementaire en 1975. La même année, la nouvelle constitution assure la représentation du peuple par un système monocaméral, un parlement comptant 500 représentants élus à la proportionnelle au suffrage universel.
Le parlement a le pouvoir de destituer des ministres et censurer le gouvernement. Le Roi conserve la possibilité de gouverner par décret à tout moment, même si son usage est extrêmement rare.
Les partis politiques du pays sont :
- L’Alliance démocratique du Sikkim (Centre).
- Le Congrès populaire du Sikkim (socialiste).
- Le Front démocratique du Sikkim (social-démocrate).
- Le Mouvement démocratique et citoyen du Sikkim (social-démocrate).
- Le Parti national du Sikkim (droite conservatrice).
- Le Parti des Camarades (communiste).

Depuis 1975, le Mouvement démocratique et citoyen, le Front démocratique et le Parti national se partagent le pouvoir. L’actuel Premier ministre, Pawan Kumar Chamling, est au pouvoir depuis 1994, le pays ne limitant pas le nombre de mandats de Premier ministre (comme le Japon).
La représentation diplomatique du pays est installée dans les ambassades et consulats de la République du Bengale, le poids diplomatique du pays étant trop léger pour investir dans une représentation de plus grande envergure.
L’actuel Chogyal, Wangchuk Namgyal, n’ayant aucun héritier, la question de la forme de gouvernement à adopter et des réformes à mettre en place reviennent régulièrement dans l’actualité politique. Le Chogyal s’est prononcé en faveur de l’abolition de la monarchie à sa mort et du maintien du système parlementaire actuel.
Liste des Chogyals
| Règnes | Chogyals | Faits notables |
| 1642–1670 | Phuntsog Namgyal (1604–1670) | Premier Chogyal, il établit la capitale à Yuksom. |
| 1670–1700 | Tensung Namgyal (1644–1700) | A déplacé la capitale à Rabdentse. |
| 1700–1717 | Chakdor Namgyal (1686–1717) | A été temporairement détrôné par sa demi-sœur Pendiongmu. |
| 1717–1733 | Gyurmed Namgyal (1707–1733) | Le pays est attaqué par le Népal. |
| 1733–1780 | Phuntsog Namgyal II (1733–1780) | Le Népal attaque la capitale Rabdentse. |
| 1780–1793 | Tenzing Namgyal (1769–1793) | Mort en exil au Tibet. |
| 1793–1863 | Tshudpud Namgyal (1785–1863) | Le plus long règne du royaume. À déplacer la capitale à Tumlong. |
| 1863–1874 | Sidkeong Namgyal (1819–1874) | |
| 1874–1914 | Thutob Namgyal (1860–1914) | Établis la capitale à Gangtok. |
| 1914 | Sidkeong Tulku Namgyal (1879–1914) | Règne le plus court. Du 10 février au 5 décembre. Décédé d’une crise cardiaque à seulement 35 ans. |
| 1914–1963 | Tashi Namgyal (1893–1963) | Fais du pays un protectorat de la République indienne du Bengale. Accueille le gouvernement tibétain en exil. |
| 1963–1982 | Palden Thondup Namgyal (1923–1982) | Établis une monarchie parlementaire. |
| 1982 — | Wangchuk Namgyal (1953) |
Éducation
D’après des chiffres de 2011, le taux alphabétisation du pays est de 82,2 % : 87,29 % chez les hommes et 76,43 % pour les femmes. Le pays compte 765 écoles publiques, 385 écoles privées allant de la primaire au collège, 12 lycées et 2 universités et 2 écoles polytechniques (Advanced Technical Training Centre [ATTC] et le Centre for Computers and Communication Technology [CCCT]).
À cause du manque de place dans l’enseignement supérieur beaucoup d’élèves partent étudier à Siliguri et Darjeeling au Bengale.
Sécurité et défense
Bien que le ministère de l’Intérieur soit avare en chiffres, diverses sources attestent d’un taux de criminalité très bas avec plus ou moins 50 morts violentes par ans. La police compte 6850 membres, bien que peut nombreux ils sont tous armés et formés à l’intervention en forêt et montagne.
L’armée du Sikkim dont le nom exact est la « Force spéciale des frontières » compte 7780 combattants pour un peu plus de 6000 réservistes. Bien que modestement équipé, cette force est aussi estimée et respecté que les Gurkhas des armées indiennes et britanniques. Plus de 85 % des effectifs de l’armée sont d’origine tibétaine alors que la population du pays est majoritairement d’ethnie népalaise. La Chine a longtemps accusé la « Force spéciale des frontières » d’être le vivier de recrutement de la guérilla tibétaine. L’armée dispose de 61 hélicoptères de transport tactique faiblement armée et le pays ne dispose pas d’aviation de combat ou de chars.

[1] Le Terraï (ou Tarai) est la partie népalaise de la plaine Indo-Gangétique.
[2] Le district de Morang est l’un des 75 districts du Népal. Situé à son extrémité sud-est.
[3] En botanique, désigne une plante qui garde ses feuilles tout au long de l’année.
[4] Caractérise notamment les feuilles se détachant et tombant chaque saison.
[5] Roche métamorphique foliée composée de quartz, de micas à base de séricite et de chlorite.
[6] Vexillologie des partis du Sikkim (Notes).
[7] Détournement du nom sanskrit Trailokyavijaya (divinité bouddhiste colérique et l’un des rois de la sagesse) signifie littéralement « Conquérant des trois mondes », signifiant « vainqueur de Śiva, le souverain du monde triple ».

Un commentaire sur “Le Royaume du Sikkim”