C’est parti pour le point mensuel sur les publications en cours. Je vais aussi vous donner des news de mes activités sur le projet et d’autres choses. Je fais tout ça alors que depuis quelques heures les États-Unis et Israël ont lancé une campagne de frappes contre l’Iran…
Mois : février 2026
Le Général fantôme et la bataille de Chandernagor
Les documents bengalis de l’époque disent que la défense de Chandernagor était assurée par un certain Raj Singh. Or, jusqu’à maintenant, aucun document d’état civil, d’archive militaire ni même une photo n’attestent de son identité ou de son existence. Certains pensent qu’il s’agit donc d’un général japonais puisque la République du Bengale s’est créée avec l’appui du Japon, dispose de matériel japonais et qu’au moins un général japonais se trouve dans la région à ce moment en la personne de Renya Mutaguchi qui est attaché militaire auprès du Bengale et de la Birmanie. D’autres enfin pensent à l’artisan principal de la victoire japonaise contre les Anglo-Indiens à Imphal et Ledo : le général Tomoyuki Yamashita.
La première guerre du Cachemire
Le 21 avril 1947, moins d’une semaine après l’annonce du référendum à venir, l’Hindoustan pénètre dans le territoire du Jammu-et-Cachemire et prend la ville de Jammu dès le 23. En réponse, les miliciens de la ligue Musulmane se portent au secours d’Harry Sing et de son État princier, ils espèrent probablement qu’ainsi le peuple cachemirien votera le rattachement au Pakistan, mais l’armement à disposition est des plus limités. Cela ne les empêche pas de harceler et menacer sérieusement le flan de l’avancée indienne dans la vallée du Poonch. Opiniâtres, les Cachemiriens et miliciens musulmans transforment l’avancée hindoue en véritable calvaire, il faudra six jours supplémentaires aux Hindous pour atteindre la rivière Chenab qui n’est pourtant qu’à une quarantaine de kilomètres au nord de Jammu.
Le génocide bengalais
Le génocide bengalais ou génocide bengali est le massacre entre 1945 et 1947 des populations bengalies par les troupes et citoyens hindous durant la Guerre civile indienne. Il a la particularité d’être un acte relativement spontané des militaires et miliciens hindous, influencés par la rhétorique de l’Hindu Mahasabha.
La guerre civile indienne : L’étincelle
En 1944, alors que le Japon rejoint les camps des alliés suite à la chute de la dictature militaire du Général Tōjō, Bose déclare l’indépendance de la République Indienne Libre à Imphal. Dans les semaines et mois qui suivent, hindous et musulmans — civiles comme militaires — se soulèvent à travers l’Assam et le Bengale contre le pouvoir britannique et rejoignent les indépendantistes. Rapidement l’influence de l’Azad Hind s’étend jusqu’aux frontières du Tibet, du Népal et du Bhoutan et par-delà la rivière Padma en direction de Calcutta. Dans ce contexte, Mahatma Gandhi et Jawaharlal Nehru décident d’accélérer le calendrier pour l’accession à l’indépendance. Ils souhaitent à tout prix éviter que l’influence de l’Azad Hind ne s’étende, car Subhash Chandra Bose a été claire : « la République Indienne Libre ne se soumettra pas à ceux qui n’ont pas eu le courage de prendre les armes pour assurer l’avenir de leur peuple ». Toutefois le Congrès national indien fait rapidement face à un problème : le Premier ministre britannique Winston Churchill exige que l’Inde reste un dominion et qu’elle reste unie, pourtant il se garde bien d’évoquer une reconquête du Bengale. Sûrement parce que cela conduirait à de nouvelles tensions avec le Japon, qui est redevenu un Allié du Royaume-Uni. Il paraît clair avec le recule que, Churchill était aveuglé par sa peur de la propagation du communisme. Il reste donc intransigeant, se pensant en position de force.
Nokmim, quand les Juifs se vengeaient des nazis
« Des regrets ? Oui, j’en ai. Dans ces camps, une partie des prisonniers n’avait probablement jamais tué de juifs et avait pour seul tort d’être allemands. Quand je repense à tout cela, je suis surtout soulagé que l’opération d’empoisonnement de l’eau potable ait échoué. Combien d’enfants innocents auraient été tués ? Probablement des dizaines de milliers. Maintenant tout cela appartient au passé, nous vivons dans une autre époque. Ben-Gourion pensait à l’avenir. C’est lui qui avait raison. »
