Voici quelques illustrations bonus concernant le bombardier stratégique Nakajima G9N2 Kazan.
Vous pouvez vous procurer des prints de l’illustration principale ici.
En voilà un design auquel il fut long de venir bout. J’avais cette idée en tête depuis tellement d’années, mais je n’avais pas le temps ni le courage de m’y frotter. Cette version retravaillée d’Au Bord de l’Abîme était l’occasion de s’y mettre.
Je me suis beaucoup amusé sur le design et la conception dont vous pouvez voir les plans dans l’article principal. Pour ce qui est du design de l’appareil, les deux inspirations principales sont le projet de super bombardier japonais « Fugaku » (parfois aussi appelé G10N ou Project Z) et le B-29 américains.
Je me suis par contre beaucoup moins amusé au moment de passer du plan à l’illustration. Même si je progresse sens cesse, je ne suis pas un illustrateur particulièrement doué pour l’illustration d’aviation.
Vous voyez ci-dessous le croquis de départ de cette illustration. « Tout simplement », j’ai construit chaque partie de l’avion sur un calque ou d’un groupe de calque différent. Les nacelles simples, les nacelles doubles, le fuselage, les ailes… Magie de la duplication, les éléments apparaissant plusieurs fois ne sont dessinés qu’une fois. Je l’ai ensuite dupliqué, placé, redimensionné, ajusté…

L’animation ci-dessous montre les différentes grandes étapes. Il y a d’abord un deuxième croquis, plus détaillé, plus propre, avec quelques corrections. Une fois les formes validées, je « bloc » en gris et je vire le deuxième croquis pour un dessin détaillé en noir t blanc. Ensuite je commence à coloriser. D’abord les éléments que j’appelle « Inamovibles » et les marquages. Ensuite, je commence à coloriser la livrée de l’appareil. Ensuite, je travaille sur les ombres et lumières. L’illustration finale étant nocturne et visant le réalisme, cela donne un avion très sombre. Ensuite c’est le moment des décors et de la mise en scène. Les autres avions en arrière plans sont des duplications du premier, un raccourci classique. C’est aussi dans cette phase que c’est confirmé le fait qu’il fallait que je lâche un peu de lest sur le réalisme afin d’avoir une image lisible, agréable et imprimable.
Un résultat dont je suis relativement satisfait, car je pars de loin dans le domaine de l’illustration d’aviation. Avec un peu de chance, je continuerais à progresser et, dans quelques années, je me dirais que je peux faire bien mieux.
Entre la conception sur plan et l’illustration, le travail s’est étalé sur plusieurs semaines pour éviter la saturation. Dans le cas de l’illustration, le plus long fut, de loin, la phase de croquis/dessin. La phase couleur-peinture a été pliée « en un week-end ».




