La République du Cachemire

Extrait Wikipédia.

Le Cachemire, en forme longue République du Cachemire, est un pays du sous-continent indien situé entre le Pakistan, l’Inde, la Chine et la Russie. La capitale du pays est Srinagar.

Étymologie

Le terme sanskrit pour Cachemire était káśmīra. Le Nilamata Purana décrit l’origine de la vallée « sortie des eaux d’un lac appelé Sati-saras ». Une étymologie populaire locale de káśmīra est « la terre sortie des eaux ».

Histoire

Article détaillé : Histoire du Cachemire.

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Période coloniale et indépendance

Articles détaillés : Jammu-et-Cachemire (principauté), Première guerre du Cachemire, Deuxième guerre du Cachemire

Lors de la colonisation par l’Empire britannique, à la fin de la Première Guerre anglo-sikhe, suite au traité d’Amritsar, en 1846, le Cachemire devient un État princier gouverné par les maharajas de la dynastie Dogra, hindoue, avec une population à 70 % musulmane.

En 1947, dans le contexte de la Guerre civile indienne, le Jammu-et-Cachemire est convoité tant par le Pakistan que l’Hindoustan. Lorsque ce dernier envahit la Principauté du Cachemire, ce sont des troupes tribales pakistanaises qui portent assistante au combattant du Cachemire. Utilisant le terrain à leur avantage, les Cachemiries parviennent à repousser l’envahisseur, mais cèdent certaines portions de leur territoire aux tribus pakistanaises qui s’insurgent ensuite pour obtenir leur rattachement à la République islamique voisine. À la fin du conflit, le Cachemire accède à l’indépendance sous le nom de Principauté du Cachemire.

Drapeau de la principauté du Jammu-et-Cachemire[1].

Les Maharajas du Jammu-et-Cachemire

  • Gulab Singh : 1846-1857
  • Ranbir Singh : 1857-1885
  • Pratap Singh : 1885-1925
  • Hari Singh : 1925-1948

À l’indépendance, le Maharaja Hari Singh reste à la tête de l’état en tant que Prince du Cachemire, car bien qu’indépendant, le nouvel état n’a pas de constitution. Le Maharaja forme alors une assemblée constituante dont la moitié des membres sont élus et l’autre tiré au sort. Hari Singh déclare alors « l’ère des princes et monarques est révolue. Je vous invite à travailler à l’instauration d’une république juste et démocratique ».

La République

La nouvelle constitution entre en application le 1er janvier 1949. Les Singh ne sont plus souverains, mais conservent leur fortune personnelle et leurs biens ainsi que le titre honorifique de régent du Jammu-et-Cachemire. Le pays devient la République du Cachemire avec un régime fédéral parlementaire dirigé par un Premier ministre.

Drapeau de la République du Cachemire.

Le Cachemire devient membre de l’ONU en 1950 et Hari Singh est nommé ambassadeur du Cachemire à l’ONU. Toutefois, il quitte ses fonctions en 1953 et dès lors, la famille devient un acteur important du secteur privé (immobilier, banque privée, BTP) avec ce qui deviendra la Dogra Holding. En 1961, Hari Singh crée aussi la Káśmīra Fondation dans laquelle la famille investit la moitié des bénéfices de holding dans le but de lutter contre l’analphabétisation et la pauvreté. Le dernier souverain Dogra s’éteint le 11 juillet 1961 d’une rupture d’anévrisme seulement quelques semaines après avoir créé sa fondation. Le gouvernement décrète une semaine de deuil national, les cendres de l’ancien prince sont déversées dans la rivière Tawi conformément à son souhait.

La famille Singh continue de jouer un rôle important dans la vie du pays. Si Hari Singh a rapidement abandonné tout rôle politique, son fils Karan a été membre du parlement, ministre de la Santé, ministre de l’Éducation, ambassadeur aux États-Unis avant de redevenir parlementaire. Vikramaditya Singh, petit fils d’Hari, membre du Parti de Coalition National, comme son père, à surtout développé l’activité d’hôtellerie du group familiale faisant de chaine Śambhala Resort le premier acteur national du secteur.

À partir de 1959, le Président chinois Mao Zedong réclame le rattachement du Ladakh et la vallée de Shaksgam à la Chine. Les incidents frontaliers se multiplient pendant 3 ans et finissent par dégénérer en conflit ouvert. Entre le 11 octobre et le 21 novembre 1962, un deuxième conflit ensanglante le Cachemire. Cette deuxième guerre du Cachemire devient, après quelques heures seulement, la guerre sino-soviétique. La République populaire de Chine entre au Cachemire afin d’en modifier les frontières en sa faveur et récupérer le Ladakh et la vallée de Shaksgam. C’est sans compter sur une intervention de l’Armée soviétique, dont l’aviation, et l’artillerie se porte au secours du Cachemire. Ce dernier peut aussi compter sur l’aide de milliers de miliciens musulmans venus du Pakistan. Le conflit finit par stagner et il faut attendre que l’URSS pénètre au Xinjiang chinois pour que Mao Zedong décide de négocier la fin du conflit.

Le 29 avril 1986, le Cachemire subit une tentative de coup d’État. Des officiers hindous pro-indiens menés par le Colonel Kavi Jagannath[2] prennent le parlement avec l’aide de barbouzes hindous infiltrés. Rapidement, la population descend dans la rue pour s’opposer au coup d’État, la Garde nationale et les forces de police reprennent rapidement le contrôle de la situation. Jagannath et ses hommes se rendent, même si quelques-uns d’entre parviennent à fuir vers l’Inde. Dans les jours qui suivent, les barbouzes hindous se livrent à des actes de sabotage dans le sud du pays, détruisant plusieurs transformateurs électriques.

Depuis la fin des années 1980, le Cachemire est le théâtre d’une guerre par procuration entre la Fédération indienne et le Pakistan dans la zone de la « triple frontière ». Ce conflit, débuté en 1988, est dû à des incursions et agressions contre les musulmans du Cachemire perpétrés par le groupe nationaliste hindou RSS (Rashtriya Swayamsevak Sangh[3]) et aux répliques de groupes islamistes originaires du Pakistan comme l’Hizb-ul-Mujahideen[4].

L’année 1986 marque le début du règlement de la question du Ladakh. La Chine retire une partie de ses forces frontalières et finance la construction d’une route reliant le Xinjiang au Tibet par l’Aksai Chin. En échange les droits de douanes prélevées par le Cachemire sont réduits de 75 %. La République du Cachemire devient progressivement un « HUB » logistique important dans la dynamique qui se tisse entre le Pakistan et la Chine, notamment en ce qui concerne le trafic routier entre les deux pays.

En 2006, la question du Ladakh (et de la vallée de Shaksgam) est définitivement réglée par un traité par lequel la Chine abandonne ses revendications territoriales et finance la construction d’une route militaire (sans droits de douane) et la modernisation de la route civile. Alors que la Chine est devenue le premier client de l’agriculture du Cachemire. L’influence de la Chine sur le Cachemire se renforce encore lorsque la Chine cofinance la modernisation et l’extension de la principale ligne de chemin de fer reliant Barramulla, Srinagar, Banihal et Katra.

Politique

Article détaillé : Politique du Cachemire.

Politique et gouvernement

La politique du Cachemire est historiquement dominée par le Parti de Coalition National, un parti qui oscille entre droite et centre droit et auquel de plus petits partis de droite viennent s’allier régulièrement avant d’être absorbés ou de changer de camps. L’autre grand parti est le Parti Social Progressiste, née de la fusion du Parti National des Panthères et du Parti Populaire Démocrate. Le poids de la gauche dans la politique du Cachemire fait que le Parti de Coalition National est obligé de faire des compromis pour que le pays reste gouvernable, conduisant la politique du pays à une certaine lenteur que certains qualifient même d’immobilisme. Toutefois, des progrès sociaux notables ont été réalisés durant les mandats du Parti Social Progressiste.

Bien que diplomatiquement proche du Pakistan, qui est une République islamique, le Cachemire est une République laïque. L’islam, majoritaire dans le pays n’imprègne pas particulièrement la ligne politique des grands partis.

En 2016, Mehbooba Mufti Sayeed devient première femme de l’histoire du pays à accéder à la fonction de Premier ministre.

Divisions administratives

Le pays est constitué de cinq divisions qui sont le Cachemire, le Jammu, le ladakha, l’Askai Chin et le Krishnagiri. Ces divisions sont dirigées par un gouverneur et sont elles-mêmes divisées en district.

Relations extérieures

Le Cachemire a longtemps bénéficié de bonnes relations avec l’URSS. Relations qui se sont ensuite considérablement refroidies à la chute de l’URSS avant de s’améliorer à nouveau dans les années 2000 lorsqu’Alexandre Lebed était Président de la Russie.

L’autre « bon voisin » du Cachemire est le Pakistan avec qui les relations ont toujours été bonnes. D’ailleurs la frontière entre les deux pays est des plus perméable, des groupes islamistes pakistanais passent régulièrement au Cachemire qui aurait même abrité à son insu des camps d’entraînement djihadistes. Les miliciens du Hizb-ul-Mujahideen — considérés terroriste par l’Inde, l’Europe et les USA — sont très appréciés des populations rurales cachemiries puisqu’ils les ont défendus contre les miliciens hindous lors de la tentative de coup d’État pro-indien de 1987.

Les relations avec la fédération indienne ont toujours été mauvaises et sont devenues exécrables depuis les années 80. D’abord à cause de la tentative de coup d’État de Kavi Jagannath en 1987, puis des attaques des nationalistes hindoues du RSS qui suivirent. Le Pakistan a affirmé à plusieurs reprises qu’il ferait usage de l’arme nucléaire si l’Inde s’avisait d’envahir le Cachemire.

Les relations entre la Chine et le Cachemire ont longtemps été mauvaises, mais se sont améliorées depuis la libéralisation de l’économie chinoise. Les deux pays ont de bonnes relations commerciales, les Chinois étant les principaux acheteurs du charbon et de la production agricole du Cachemire.

Défense

L’Armée de la République du Cachemire, appelée Garde nationale, compte un peu plus de 34 000 hommes auxquels s’ajoutent 23 000 réservistes sous les drapeaux. La Garde nationale assure le rôle d’armée, de garde-frontières et de force de gendarmerie. Le service militaire de 12 mois est obligatoire et constitue une étape importante de la vie des jeunes adultes du pays, notamment pour les populations n’ayant pas les moyens de suivre des études et qui ont ainsi la possibilité d’acquérir des qualifications utiles.

Drapeau de la Garde nationale du Cachemire.

L’infanterie Cachemirie, légère et spécialisée dans le combat en montagne bénéficie d’une bonne réputation.

L’État-major de la Garde nationale est installé à Udhampur, dans le district éponyme de la division du Jammu.

L’armée compte assez peu de chars compte tenu du relief local qui limite leur utilisation. Il s’agit d’une quinzaine de T-55 et une quarantaine de M-60. L’artillerie compte un peu plus d’une trentaine de lance-roquettes multiples BM-21.

Les modestes moyens aériens militaires sont eux aussi rattachés à la Garde nationale. Ces moyens sont principalement des hélicoptères, permettant une bonne mobilité à l’infanterie dans un pays dont le territoire est très accidenté. Cette composante aérienne repose sur 36 hélicoptères Mi-17 et 12 Alouettes III ainsi que 12 chasseurs-bombardiers Mig 21.

Géographie et climat

En rouge, les frontières revendiquées par l’Inde et la Chine. La carte centrale indique la densité de population. La carte de droite indique le relief du Cachemire.

La topographie du Cachemire est principalement montagneuse. Elle est traversée principalement par l’Himalaya occidental. Le Cachemire est traversé par trois fleuves, l’Indus, le Jhelum et le Chenab. Ces bassins fluviaux divisent la région en trois vallées séparées par de hautes chaînes de montagnes. La vallée de l’Indus forme la partie nord et nord-est de la région, qui comprend les zones arides et désolées du Ladakh. La partie supérieure de la vallée du Jhelum forme la véritable vallée du Cachemire, entourée de hautes chaînes de montagnes. La vallée du Chenab forme la partie sud de la région du Cachemire, avec ses collines dénudées vers le sud. Elle comprend la quasi-totalité de la division de Jammu. Les lacs de haute altitude sont fréquents. Plus bas dans la vallée du Cachemire, on trouve de nombreux lacs d’eau douce et de vastes zones marécageuses, notamment le lac Wular, le lac Dal et le lac Hokersar près de Srinagar.

Au nord et au nord-est, au-delà de l’Himalaya, la région est traversée par les montagnes du Karakoram. Le Karakoram est la région la plus glaciaire du monde en dehors des régions polaires.

Le réseau hydrographique de l’Indus forme le bassin versant de la région du Cachemire. Le fleuve pénètre dans la région au Ladakh, à son extrémité sud-est, en provenance du plateau tibétain, et coule vers le nord-ouest pour traverser tout le Ladakh et le Gilgit-Baltistan au Pakistan. Presque tous les fleuves qui prennent leur source dans cette région font partie du réseau hydrographique de l’Indus.

Le Cachemire connaît un climat différent dans chaque région en raison des grandes variations d’altitude. Les températures varient entre la chaleur subtropicale de l’été et le froid intense qui maintient la neige éternelle sur les montagnes. La division de Jammu, à l’exception des parties supérieures de la vallée de Chenab, bénéficie d’un climat subtropical humide. La vallée du Cachemire connaît un climat tempéré. Le Ladakh, quant à lui, bénéficie d’un climat tibétain considéré comme presque sans pluie.

Le sud-ouest du Cachemire, qui comprend une grande partie de la division de Jammu, est soumis à la mousson indienne. La chaîne de montagnes Pir Panjal agit comme une barrière efficace et empêche ces courants de mousson d’atteindre la vallée principale du Cachemire et les pentes de l’Himalaya. Ces zones de la région reçoivent une grande partie de leurs précipitations grâce aux courants atmosphériques de la mer d’Oman. Les pentes de l’Himalaya et du Pir Panjal connaissent la plus grande fonte des neiges de mars à juin. Ces variations dans la fonte des neiges et les précipitations ont entraîné des inondations destructrices dans la vallée principale. Un exemple d’une telle inondation de grande ampleur au Cachemire est rapporté dans le livre Rajatarangini, datant du XIIème siècle. Une seule averse torrentielle en juillet 1935 a fait monter le niveau de la partie supérieure de la rivière Jhelum de 3,3 mètres. Les inondations de 2014 au Cachemire ont submergé la ville de Srinagar et des centaines d’autres villages.

Économie

L’économie du Cachemire est centrée sur l’agriculture. Traditionnellement, la récolte de base de la vallée du Cachemire est le riz, qui est la nourriture principale de la population. Le maïs, le blé, l’orge et l’avoine sont également cultivés. Compte tenu de son climat tempéré, il est adapté pour les cultures comme les asperges, artichauts, choux frisés, fèves, haricots écarlates[5], betterave, chou-fleur et chou. Les arbres fruitiers sont communs dans les vallées, et les vergers cultivés donnent des poires, des pommes, des pêches et des cerises. En 2016, le secteur agricole emploie 36 % de la population active.

L’autre grande source de revenus du Cachemire est le charbon. Progressivement remplacée par l’énergie hydroélectrique au niveau national, l’essentielle de la production de charbon est vendue à la Chine.

L’économie a été gravement déstabilisée par le tremblement de terre du Cachemire du 8 octobre 2005 qui a fait plus de 71 500 morts.

Certaines entreprises du secteur de l’énergie commencent à prospecter au Cachemire et pensent que le pays abrite des réserves de pétroles et de gaz au potentiel non négligeable.

La vallée du Cachemire concentre l’essentiel de l’activité touristique. La vallée est parfois surnommée « Suisse de l’Asie » et Srinagar est comparée à Venise en raison de ses nombreux canaux.

Transport

Le transport se fait essentiellement par route et voie ferrée, un chemin de fer en grande partie financé par la Chine relie le Cachemire au Xinjiang pour permettre le transport du charbon et relie aussi la Chine et le Pakistan, à Rawalpindi, en parallèle de la ligne Khunjerab.

Le capital Srinagar abrite un aéroport régional tout comme Jammu plus au sud.

Démographie et religion

Le Cachemire compte 16 528 350 habitants au 1er janvier 2016 avec un taux de croissance de la population de 1,25 % par an. La vallée du Cachemire et la ville de Srinagar concentrent l’essentiel de la population avec environ 6 millions d’habitants.

Le taux de natalité est de 19,89 % avec 2,51 enfants par femme, mais le taux de mortalité infantile reste dramatiquement élevé avec 57,29 % (principalement en zone rurale). L’espérance de vie moyenne est de 68 ans.

L’indice de développement humain est de 0,59 avec un PIB par habitant de 1480 € et 27,67 % de la population vivant sous le seuil de pauvreté.

Les deux principales religions du pays sont l’Islam et l’Hindouisme avec 43 % et 27 % de la population. Viennent ensuite le Sikhisme (13 %) et le Bouddhisme (7 %).

Sur le plan de la composition ethnique du pays, ce sont les cachemiris qui dominent, les Punjabis constituent le second groupe ethnique du pays qui compte aussi de nombreux Tibétains qui se sont installés dans l’Asai Chin pour fuir la Chine communiste ainsi que des Népalais.

Les deux langues les plus parlées sont le cachemiris, qui est la langue nationale, et l’Hindi. Il est estimé que 77 % de la population parle cachemiri et qu’environ 20 % parlent hindi. Les autres langues pratiquées sont le Punjabi et le Dogri dans la division du Jammu, le tibétain, le népalais et le balti dans le Ladakh.

Autres

  • Le domaine de premier niveau Internet est le.kas.
  • La monnaie est le Rupee Cachemiri.
  • Le fuseau horaire du Cachemire est +5 h 30 GMT sans changement d’heure saisonnier.
  • La fête nationale est célébrée le 8 décembre.

[1] Auteur : Germenfer pour Wikipédia.

[2] Fictif.

[3] « Organisation volontaire nationale » ou « Organisation patriotique nationale ».

[4] « Parti des guerriers saints ».

[5] Plus connu sous le nom de Haricot d’Espagne.

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