La guerre de Corée : Le Blitz rouge

Extraits Wikipédia.

La guerre de Corée a opposé, du 25 juin 1950 au 9 juillet 1951, la République de Corée (Corée du Sud), soutenue par les Nations unies, à la République populaire démocratique de Corée (Corée du Nord), soutenue par la République populaire de Chine et l’Union soviétique. Elle résulte de la partition de la Corée à la suite de la guerre civile coréenne (1946-1947). C’est l’un des premiers conflits importants de la Guerre froide.

Origines

Articles détaillés : Guerre civile coréenne, Histoire de la Corée

Gouvernement provisoire

La péninsule coréenne était occupée par l’Empire du Japon depuis 1910. Après la « Paix de Manille » en 1944, l’armée japonaise ainsi qu’un petit contingent américain occupaient la péninsule avec pour but d’installer durablement le gouvernement coréen en exil alors dirigé par Kim Koo.

Dans le même temps, après avoir été laissé sur la touche lors des négociations du Traité de Manille et ayant donc perdu toutes chances de reprendre le contrôle de la Mandchourie et de la Corée, qui étaient autrefois des territoires russes, l’Union soviétique commence à armer les sympathisants communistes et chercher un remplaçant pour leur leader Cho Man-sik.

Drapeau du Gouvernement Populaire Provisoire de la Corée[1].

De leur côté, Japonais et Américains souhaitent remplacer Kim Koo par quelqu’un de plus favorable à leurs intérêts. Les Japonais veulent installer une monarchie parlementaire et placer à sa tête le Prince héritier Yi Un, sous le titre de Roi Eun. Ce dernier est marié à la Princesse japonaise Masako Nashimoto, fille de Nashimoto Morimasa, oncle de l’Empereur, et Shōwa et Maréchal dans l’Armée impériale japonaise. Yi Un est lui-même général dans l’Armée japonaise. Toutefois, qui dit monarchie parlementaire dit chef de gouvernement. Le gouverneur-général de Corée, le général japonais Nobuyuki Abe, transmet le pouvoir à Lyuh Woon-hyung. Ce dernier est populaire dans la diaspora, auprès des membres du gouvernement en exil de Kim Koo, mais aussi auprès de la droite et de la gauche du spectre politique, au point d’être soupçonné de « sympathie communiste ». Les Américains voient Yi Un et Lyuh Woon-hyung des pions du Japon et soutiennent l’ancien président du Gouvernement provisoire de la République de Corée, Syngman Rhee. Ce dernier est un anticommuniste farouche et proche des intérêts américains. Pourtant, le recul historique permettra de juger de la sincérité des Japonais, puisque le gouvernement de Lyuh Woon-hyung est massivement soutenu par les comités populaires et abolit toutes les lois mises en place par les colonisateurs sans que les Japonais ne bronchent.

L’Union soviétique et les États-Unis protestent vigoureusement contre l’installation au pouvoir de Lyuh Woon-hyung et exigent des élections démocratiques. Soutenu par l’URSS, Cho Man-sik crée le Minjudang, le Parti Démocrate de Corée. Indépendantiste et nationaliste populaire, il est, semble-t-il, largement en mesure de gagner de telles élections. Le problème est qu’il n’est pas prosoviétique, ainsi Staline fait tout pour saper ses efforts et arme de plus en plus les miliciens communistes et soutient ouvertement son poulain Kim Il-sung.

Le tort de Kim Koo et Cho Man-sik est simplement qu’ils étaient près à s’entendre et respecter le vote démocratique dans le but d’obtenir une Corée unie et indépendante de l’URSS, des USA et du Japon.

De gauche à droite : Cho Man-sik, Kim Koo, Lyuh Woon-hyung, Yi Un, Syngman Rhee.

Guerre civile

Drapeau du Hyeongmaeng.

La violence commence à s’installer à partir de l’hiver 1945-1946. Les Américains, dont les troupes remplacent celle des Japonais lancent un travail de sape du gouvernement Lyuh Woon-hyung. Et partout où ils le peuvent, ils placent des hommes fidèles à Syngman Rhee. Alors que les colons et la majorité des soldats japonais quittent le pays, la situation s’aggrave : université, écoles, banques et usines se retrouvent quasiment à l’arrêt alors que les Américains exproprient et démantèlent les conglomérats japonais officiants en Corée. Dans le même temps, des dizaines de milliers de « travailleurs » coréens qui servaient les intérêts du Japon rentrent au pays, s’ajoutant à la masse de personnes sans travail ni moyen de subsistance. De plus en plus de communistes s’insurgent contre le gouvernement provisoire de Lyuh Woon-hyung et, dans le même temps, Cho Man-sik est arrêté et détenu à l’hôtel Koryo de Pyongyang le 5 janvier 1946 avant de littéralement disparaître de la circulation[2]. Kim Il-sung devient le leader des communistes. Le Minjudang est dissous et Kim Il-sung unifie tous les opposants antiaméricains, antijaponais et surtout les communistes au sein du Hyeongmaeng (contraction de Hyeokmyeong Dongmaeng), l’Alliance Révolutionnaire.

Pénurie, inflation et mauvaise gestion plongent le pays dans le chaos social et politique. Le pays est virtuellement coupé en deux. Les communistes sont le plus influant dans le nord, alors que l’influence de Syngman Rhee infuse dans le sud du pays. Cette zone, sous influence américaine, est la plus touchée par les maux qui ravagent le pays. Cela renforce la crédibilité et la légitimité des communistes qui, avec l’aide de l’URSS, font de leurs zones d’influence des modèles de réussite en comparaison avec la situation qui se dégrade au sud. Le 13 janvier, Kim Il-sung déclare la Guerre d’indépendance coréenne et les insurgés répondent par millier à son appelle : « Expulsez les impérialistes nippo-américains, égorger les traîtres ».

Drapeau du Beyongbang.

Le gouvernement provisoire de Lyuh Woon-hyung, ne disposant pas d’une armée et seulement de forces de sécurités réduites, est débordé. Les maigres garnisons américaines (300 observateurs) et japonaises (les 19ème et 20ème Divisions d’infanterie à la moitié de leurs effectifs) sont mal équipées et ne sont pas entraînées au maintien de l’ordre. Les Américains s’appuient donc sur la milice de Syngman Rhee, le Beon-yeong Gugbang (Corps de défense de la Prospérité, contractée en Beyongbang) fort de 30 000 sympathisants, ce qui offre aux Américains l’opportunité d’achever le gouvernement de Lyuh Woon-hyung et de faire de Syngman Rhee le nouvel homme providentiel du pays. Les communistes arrachent rapidement le contrôle de Pyongyang et Kaesong aux 6000 Japonais de la 19ème Division qui sont contraints de battre en retrait dès le 18 janvier. Dans le même temps, le Beyongbang massacre 300 personnes soupçonnées d’être procommunistes, incluant femmes, enfants et vieillards à Gwangju et Busan.

Le 8 février 1946, le convoi de Lyuh Woon-hyung est pris dans une embuscade communiste au cœur même de Séoul. Le Premier ministre et son escorte sont retrouvés massacrés à l’arrivée des hommes de la 20ème Division japonaise une demi-heure plus tard. Le même jour, Kim Koo, coordinateur des comités populaire, vu comme le deuxième homme fort du gouvernement provisoire, est assassiné chez lui. En 1996, sur son lit de mort, Ahn Doo-hee — ancien militaire — dira à qui veut l’entendre que lui et un officier de renseignement appelé Kim Chang-rayong[3] (assassiné en 1956), ont informé les insurgés communistes de l’itinéraire exact du convoi du Président à la demande de Syngman Rhee. Mensonge ou vérité, toujours est-il que Syngman Rhee est nommé par ses pairs à la tête du gouvernement provisoire qui enterre l’idée de la monarchie parlementaire. Il ordonne l’expulsion de Yi Un dès le 1er mai et le déchoit de sa nationalité coréenne. Le roi « Yi de Changdeokgung », qui n’avait de toute façon pas vraiment eu la possibilité d’assumer son rôle à la tête de ce qui devait devenir une monarchie parlementaire, se réfugie alors au Japon. S’en suivent alors plusieurs mois de violence. Dans le nord, les communistes ciblent les « libéraux » et leurs familles qui sont contraints de fuir vers le sud plus sûr. Dans le sud, ce sont les communistes (réels ou imaginaires) qui sont persécutés et fuient en direction du nord.

Le 19 février 1946, dans le Jeolla du Sud, à Yeosu et Suncheon, 3000 personnes, dont 2000 hommes du 14 ème Régiment de l’Armée sud-coréenne font allégeance au Hyeongmaeng et prenne les armes. Ils exécutent une centaine de policiers et près d’un demi-millier de civils. Il faudra huit jours pour neutraliser le gros des effectifs rebelles et les combats se poursuivront encore durant la première partie du mois de mars. La rébellion de Yeosu et Suncheon a fait environ 3000 morts et 2000 blessés. Plus de 80 personnes n’ont jamais été retrouvées et plus de 200 bâtiments détruits. Enfin 152 rebelles ont été exécutés après avoir été jugés en cour martiale. Dans les mois qui suivent, plus de 250 officiers et plus 4000 soldats « ayant une opinion négative à l’égard de Syngman Rhee » sont purgés.

Le pays est virtuellement coupé en deux alors que les communistes étendent leurs contrôles depuis Pyongyang en direction de Sariwan. Selon les estimations la guerre civile aura fait 100 000 à 300 000 morts.

Médiation soviétique et partition

Le 1er avril 1946, à la surprise générale, l’Union soviétique de Joseph Staline contacte les États-Unis et « propose » une solution pour mettre fin aux violences qui ensanglantent la péninsule coréenne. La partition temporaire de la Corée sur le 38ème parallèle, puis l’organisation d’élection sous contrôle de l’ONU. La proposition est accompagnée d’un ultimatum, si les violences se poursuivent, l’URSS interviendra militairement pour rétablir l’ordre et protéger les populations dès le 20 avril.

Soucieux d’éviter une guerre pour laquelle ils ne sont pas prêts, Américains et Japonais font pression sur Syngman Rhee et le principe de la proposition soviétique est accepté le 9 avril 1946. En effet, les États-Unis sont en pleine démobilisation d’après-guerre et le maintien des hommes sous les drapeaux serait difficile à justifier auprès de l’opinion. Pour le Japon, en plus de la démobilisation, les forces armées, l’économie et la société civile sont en pleine transformation.

La partition prend effet le 29 avril 1946 et des élections générales sont censées avoir lieu le 8 septembre suivant. À cette date, en Europe, les relations entre Américains et Soviétiques sont glaciales à cause des désaccords sur la question de l’autonomie allemande. Et dans la pratique les élections proposées par Staline sont boycottées par les deux camps et sans cesse repoussées.

La partition de la Corée à partir du 29 avril 1946.

Dans la moitié sud, mauvaise gestion et spéculation transforment les pénuries en début de famine. En octobre 1946, la ville de Taegu s’embrase et de nombreux propriétaires terriens et policiers sont massacrés. Débute alors une répression systématique, doublée d’une paranoïa, menée par le gouvernement de Syngman Rhee, qui s’installe dans l’autoritarisme. Son gouvernement, composé de, et s’appuyant sur, une « vieille bourgeoisie conservatrice » achève de détruire les réformes de Lyuh Woon-hyung et combat toute idée réformatrice. Le seul sujet qui compte pour Rhee est la réunification, même par les armes, et l’élimination des communistes, avant tout par les armes.

Le 7 mars 1947 se tiennent les élections parlementaires nord-coréennes qui confortent le leadership incontesté de Kim Il-sung. Le 11 mai, le sud réplique avec ces élections pour l’assemblée constitutionnelle de Corée du Sud, boycotté par l’opposition, elles sont largement remportées par Syngman Rhee et son parti, l’Association Nationale. La constitution est promulguée le 18 juillet 1947, Rhee devient le Président le 21 juillet et la République de Corée est proclamée le 10 août. Au Nord Kim Il-Sung proclame la République populaire démocratique de Corée le lendemain. Tout espoir de réunification pacifique semble s’être évaporé.

Impact de la guerre civile chinoise

Entre 50 000 et 70 000 communistes coréens qui ont servi dans l’Armée Populaire de libération dans la guerre civile chinoise regagnent la Corée durant l’année 1949. L’URSS fournit à la République Populaire des navires civils et un appui logistique pour acheminer en Corée du Nord les vétérans ainsi que 20 000 wagons ferroviaires depuis le Shandong.

La Chine promet de soutenir les Nord-Coréens en cas de guerre contre le Sud. Le soutien chinois allait initialement à Pak Il-yu. Ce dernier étant une menace pour Kim Il-sung, il fut purgé ainsi que bon nombre de membres de sa faction.

Poursuite de l’insurrection communiste et incidents frontaliers

Après la partition de la péninsule, un calme relatif s’installe pour quelques mois. Malgré tout, début avril 1948, la population de l’île de Jeju, excédée par les arrestations arbitraires et la répression, se soulève massivement et spontanément contre le pouvoir de Syngman Rhee. En un mois, l’insurrection de Jeju va faire approximativement 30 000 morts, dont la moitié de civils.

Au printemps 1949, dans l’est montagneux du sud de la péninsule coréenne, des rebelles se faisant passés pour des transfuges nord-coréens lance une offensive. Contrairement aux évènements de Jeju, cette fois-ci, l’opération n’est pas spontanée et est pilotée par Pyongyang, qui encadre les rebelles avec 2400 commandos au sein des Unités de Guérilla Populaire. Si l’infiltration finit par être endiguée à la fin de l’été 1949, les troupes des UGP parviennent à installer durablement un maquis dans la région du mont Taebaek.

Parallèlement à l’insurrection, l’armée sud-coréenne et l’armée populaire coréenne se livrent à des combats de l’ampleur le long de la frontière, à partir de mai 1949. Le 4 août 1949, lorsque des milliers de soldats nord-coréens attaquent les troupes sud-coréennes occupant le territoire au nord du 38ème parallèle à Kuksa-bong, et les troupes sud-coréennes sont mises en déroute. Les incidents frontaliers diminuèrent au début de l’année 1950.

Alors que les opérations de contre-insurrection s’intensifient au Sud, des opérations persistantes, associées à une détérioration des conditions météorologiques, privent la guérilla communiste de ses refuges. La Corée du Nord réagit en envoyant davantage de troupes pour tenter de faire la jonction avec les insurgés. Les infiltrés nord-coréens sont alors plus de 3 000 répartis en 12 en Unités de Guérilla Populaire au début de l’année 1950, mais seront détruits ou dispersés par l’armée sud-coréenne.

Le 1er octobre 1949, l’armée sud-coréenne lance une offensive en trois phases contre les insurgés dans le Jeolla du Sud et à Taegu. Six mois plus tard, l’armée sud-coréenne revendique l’élimination et la capture de plus de 5000 guérilleros et la saisie de milliers d’armes légères. Cette offensive porte un coup fatal à l’insurrection communiste au sud. Peu après, la Corée du Nord tente une dernière fois de raviver le soulèvement en envoyant des unités d’infiltration de la taille d’un bataillon sous le commandement de Kim Sang-ho et Kim Moo-hyon. Le premier bataillon est réduit à un seul homme au cours des combats contre la 8ème Division sud-coréenne. Le second est anéanti par une manœuvre en tenaille menée par deux bataillons de la 6ème Division de l’armée sud-coréenne. Au printemps 1950, les activités de guérilla ont pour l’essentiel cessé (tout au plus un millier d’insurgés actifs) et la situation sur la frontière est relativement calme.

Prélude à la guerre

D’après des documents d’archives soviétiques, Kim Il-sung est décidé à envahir la Corée du Sud au plus tard début septembre 1949, alors qu’« il n’y a pas eu d’incidents sérieux sur le 38ème parallèle depuis le 15 août. » Staline considère toutefois que, pour le moment une telle initiative n’est pas souhaitable que ce soit militairement, politiquement ou économiquement. Il s’inquiète notamment de l’impréparation de l’Armée nord-coréenne et d’une possible intervention américano-japonaise. Il interdit en conséquence une entreprise dont le plein succès n’est pas garanti. En effet, par un télégramme daté du 24 septembre 1949, le Politburo charge l’ambassadeur soviétique à Pyongyang, le Général Terentii Shtykov, d’informer Kim Il-sung qu’aux yeux des dirigeants soviétiques, l’« Armée populaire coréenne n’est pas prête pour une attaque, que celle-ci entraînera des difficultés politiques et économiques significatives pour la Corée du Nord » et que, par conséquent, une telle attaque n’est pas « permise ». En conséquence, avec l’aide du Soviet Advisory Group[4] et des transferts de matériels, les Nord-Coréens renforcent leur armée et la transforment en un formidable instrument offensif sur le modèle des forces blindées de l’Armée rouge. Ainsi, en 1950, la Corée du Nord dispose d’un avantage certain dans toutes les catégories d’armement.

Le 12 janvier 1950, le secrétaire d’État américain, Dean Acheson, déclare au Club national de la presse que le périmètre de défense américain dans le Pacifique comprenait les îles Aléoutiennes et les Philippines. L’omission explicite de la Corée peut laisser entendre que, en cas de guerre, les Américains n’interviendront pas. Certains se demandent si l’omission de Dean Acheson n’avait pas pour but d’encourager l’initiative militaire nord-coréenne. En effet, l’endiguement reste le principe de la politique américaine, Washington considérant la Corée du Sud comme un bastion servant à endiguer la progression communiste en Asie, plus particulièrement après la victoire des communistes chinois en 1948. Les Japonais, quant à eux, restent silencieux sur le sujet coréen, se contentant de dire « nous serons là pour nos amis coréens ». Au nord de la Corée, la Mandchourie fait part de sa neutralité et appel à la paix tout en mobilisant ses troupes et préparant des fortifications sur ces frontières de peur d’une invasion soviétique. Ceci est réalisé avec l’aide de l’Empire du Japon, lié à la Mandchourie par une alliance militaire qui, en cas d’invasion, entraînerait l’entrée en guerre de l’Empire du Soleil levant.

Lors d’une visite de Kim Il-sung à Moscou en avril 1950, le maître du Kremlin avalise les projets d’annexion du dirigeant nord-coréen, car, contrairement à ce qu’il craignait, le Japon et les États-Unis, n’ont pas renforcé leur présence militaire de manière significative. Le Japon a déployé la moitié de la 64ème Division d’infanterie à Séoul en 1949 pendant que les 19ème et 20ème divisions s’installaient dans des zones moins peuplées pour se reconstituer après les pertes endurées durant la guerre civile.

Selon Heo Man-ho, professeur agréé au département de science politique et de diplomatie à la faculté des sciences sociales de Séoul, spécialiste de l’histoire de la Corée, depuis le début de l’année 1949, les incidents de frontière se multiplient entre les armées des deux Corées, faisant près de 100 000 morts et blessés engageant parfois plusieurs milliers d’hommes dans de véritables batailles rangées et ces incidents sont provoqué par les deux partis du conflit. De plus, Syngman Rhee multiplie les déclarations belliqueuses. Tout cela rend de plus en plus inévitable un conflit ouvert à court terme. Il est donc — aux yeux de certains — difficile de trancher de façon sûre sur cette question de savoir qui est l’initiateur de la guerre. Les seuls critères qui peuvent aider à dégrossir cette question se trouvent dans les préparatifs militaires mis en place par les dirigeants des deux Corées ainsi que dans les formes du soutien des grandes puissances auprès de ces mêmes dirigeants. Par conséquent, conclut le professeur Heo Man-Ho, « en nous appuyant sur ces critères, nous pourrions soutenir la thèse de l’invasion nord-coréenne sur le Sud ; en effet, la guerre de Corée a été préparée plus sérieusement par les dirigeants nord-coréens avec les soutiens sino-soviétiques. »

Kim Il-sung s’est donc donné les moyens d’une offensive générale en renforçant son armée et, quand il reçoit finalement l’aval de Staline en avril 1950, et de Mao Zedong un mois plus tard, il prend l’initiative le 25 juin 1950, profitant d’une situation qu’il jugeait favorable :

  • Infériorité matérielle et numérique de l’Armée sud-coréenne.
  • Présence sur le terrain de quelques milliers de soldats japonais sans blindés ou équipements lourds.
  • Présence sur le terrain de seulement quelques centaines de conseillers américains.
  • Apparente renonciation des États-Unis à la doctrine Truman en ce qui concerne la péninsule coréenne.
  • Répression sanglante des mouvements de guérilla communistes qui avaient dominé politiquement en Corée du Sud.

Enfin, les services de renseignement américain et japonais se sont montrés pour leur part incapables d’évaluer correctement les projets nord-coréens et ne pensait pas que Kim Il-sung se lancerait dans un tel conflit.

Si certains sud coréens et officier de renseignement américains pensaient une attaque nord-coréenne imminente, ils ne furent pas écoutés, car, jusque-là, toutes les prédictions de ce type s’étaient avérées être de fausses alertes. Un rapport de la CIA indiquait même que les préparatifs nord-coréens étaient des préparatifs défensifs et qu’une offensive communiste était peu probable. Le 23 juin 1950, seulement deux jours avant le début de l’offensive, des observateurs de l’ONU inspectant la frontière ne notent aucun signe d’une offensive imminente. Les Américains ont largement contribué à créer une situation explosive qu’ils n’ont pas les moyens de gérer. L’armée colossale n’est plus que l’ombre d’elle-même. De plus de 8 millions d’hommes, elle est passée à 600 000 réparties dans dix divisions. La démobilisation est telle que les équipements ne sont pas entretenus et que l’instruction des rares recrues est médiocre.

Forces initiales

Mi-1950, l’Armée nord-coréenne compte près de 200 000 hommes répartis au sein de dix divisions d’infanterie, une division blindée (280 chars T-34-85) soutenue par 200 pièces d’artillerie et une division aérienne (240 avions). À cela s’ajoute une réserve immédiatement disponible de 30 000 combattants, 200 avions et plus d’une centaine de chars.

Les Nord-Coréens sont appuyés par 50 000 à 70 000 vétérans de la Guerre civile chinoise. Les Sino-Coréens des 164ème et 166ème Divisions sont entrés en Corée depuis l’URSS de l’automne 1949, formant respectivement les 5ème et 6ème Divisions nord-coréennes. En février 1950, la 156ème Division de l’APL gagne la Corée, ou elle devient la 12ème Division. Ces troupes sino-coréennes sont pour beaucoup des vétérans de la Guerre civile chinoise, mais aussi de la Deuxième Guerre sino-japonaise. Ainsi, le général Lee Kown-mu, est un vétéran de la 8ème Armée de Route chinoise.

À la même période, bien que la population sud-coréenne est deux fois plus nombreuse que celle du nord, on compte au sud moins de 100 000 hommes privés de tout appui blindé ou aérien, trois divisions d’infanterie japonaise, des divisions-cadres à 10-15 % de leurs effectifs (le reste se trouvant au Japon) et 500 conseillers militaires américains du Korean Military Advisory Group rattaché à la 8ème Armée. Cette dernière n’est pas loin d’être une coquille vide. Ses quatre divisions qui occupent les Philippines, la Papouasie-Nouvelel Guinée et quelques îlots du pacifique ne comptent que 40 % des effectives, 30 % de son artillerie et 15 % de ses chars. La première division de marines qui est supposées renforcer la 8ème Armée en cas de crise dans la région de dispose que de 15 % de ses effectifs et équipement. Malgré la destruction du gouvernement de Lyuh Woon-hyung, les Japonais disposent encore de troupes dans le pays.

L’ancienne armée d’occupation, la Chōsen-gun, devenu la 17ème Armée et commandé par le général Yoshio Kozuki, repose sur des éléments des 20ème, 64ème et 96ème Divisions d’infanterie elle-même bâties sur les débris des unités de garnison activent durant l’occupation de la Corée par le Japon. La 20ème et la 64ème Division, déployées dans la région de Séoul, ne comptent en réalité respectivement que 1711 et 876 soldats, quelques canons antichars et chars. Les maigres effectifs de la 96ème Division, environ 2000 hommes, sont déployés sur l’île de Jeju.

La Corée du Nord dispose donc au déclenchement des hostilités de deux fois plus d’hommes et surtout de chars et d’avions, ce qui n’est pas le cas de ses adversaires.

Déroulement du conflit

La date du 25 juin 1950 marque le franchissement du 38ème parallèle par les divisions nord-coréennes. Elle est considérée par les historiens occidentaux, japonais et russes comme le début de la guerre de Corée. La Corée du Nord, quant à elle, retient une date antérieure de quelques jours, en alléguant qu’elle n’aurait fait que riposter à une invasion sud-coréenne livrée avec le soutien américano-japonais.

Le Blitz rouge

Articles détaillés : Offensive nord-coréenne (juin à septembre 1950), Évacuation d’Incheon

Quelques heures avant l’aube du 25 juin 1950, couvert par un formidable barrage d’artillerie, 135 000 Nord-Coréens — appuyé par 150 chars, 1700 canons et 200 avions — franchissent la frontière entre les deux Corées dans le cadre de l’opération Popkung 224[5]. Le gouvernement nord-coréen annonce que des troupes commandées par le « traître et bandit » Syngman Rhee ont traversé le 38ème parallèle, et que, par conséquent, le Nord ne fait que riposter à une grave provocation.

Les Nord-Coréens attaquent en plusieurs endroits stratégiques, comme Kaesong, Chunchon, Uijongbu, et Ongjin. En quelques jours, les forces sudistes, surclassées en nombre et en puissance de feu, sont mises en déroute et doivent battre en retraite. Tandis que l’attaque au sol progresse, l’armée de l’air nord-coréenne bombarde l’aéroport de Gimpo à Séoul, où se trouvent les vingt-deux avions de liaison et d’entraînement de l’aviation du Sud, une partie de la cinquantaine d’avions japonais est détruite au sol, le reste s’envole plus au sud.

Séoul est prise dans l’après-midi du 30 juin, en seulement cinq jours. Évacuant la capitale avec son gouvernement alors qu’une colonne de T-34-85 y défile déjà, Syngman Rhee ordonne la destruction du pont d’Hangang sur la rivière pour ralentir l’Armée Populaire coréenne. Le pont est alors encombré de plusieurs milliers de réfugiés, dont des centaines, peut-être plus d’un millier, périssent dans l’effondrement. Piégés par la destruction du pont d’Hangan, des débris de l’armée sud-coréenne, de la 64ème Division japonaise et une poignée d’instructeurs américains se réfugient à Incheon et parviennent à tenir treize jours de plus avant que les derniers survivants ne soient évacués par la Marine impériale japonaise lors de l’opération Dosei.

Dans la nuit du 26 au 27 juin 1950, c’est le port de Busan qui est attaqué par surprise et menace de faire tomber toute la stratégie des alliés américano-japonais. En effet un steamer nord-coréen parvient à entrer dans le port après être passé entre les rares patrouilles de l’inefficace et balbutiante marine sud-coréen. Le navire communiste débarque 600 hommes du 3ème Bataillon du 766ème Régiment d’infanterie indépendant créé spécifiquement pour les opérations amphibies. Dépourvus de matériels lourds, les Nord-Coréens sabordent leur navire pour encombrer le port et entreprennent de maigres destructions. Toutefois, ils sont contenus par le nombre des Sud-Coréens bien encadré par les instructeurs américains du KMAG. Ce sont ensuite 2000 soldats de la 1ère Brigade aéroportée japonaise (ex Teishin Shudan) qui rejoignent Busan par avions le 30 juin. Ils se lancent à l’assaut des positions communistes le 1er juillet et libèrent le port en seulement trois jours. Le lendemain, le 3ème Bataillon amphibie nord-coréen est anéanti, les soldats japonais ne s’encombrant pas particulièrement de prisonniers.

Le coup de main nord-coréen a pour conséquence le déploiement de deux escadrons de destroyers japonais entre le Japon et la Corée et le déploiement d’avions de patrouille maritime Q2M3R Sagi sur l’île de Tsushima, qui jouera par la suite un rôle prépondérant dans la logistique des Nations unies dans les premiers mois de la guerre. C’est aussi sur cette île que sont évacués les blessés non japonais des forces de l’ONU et que les bombardiers endommagés lors des raids sur la Corée viennent se poser en urgence.

Alors que le mois de juin 1950 se termine, les Nord-Coréens n’atteignent donc pas leur objectif principal, à savoir la désintégration de l’armée sud-coréenne et la capitulation rapide du gouvernement de Syngman Rhee. Même si certaines unités sud-coréennes sont en pleine débâcle, beaucoup continuent le combat tant bien que mal. Tous les soldats qui étaient en permission ont été rappelés et, partout où elle passe, l’armée enrôle tous les hommes en âge de combattre.

Le Blitz rouge a totalement pris par surprise le gouvernement américain. Le Président Truman lui-même croit initialement qu’il s’agit du début de la troisième Guerre mondiale. Douglas MacArthur — commandant de l’ensemble des forces américaines en Asie pacifique — ne dispose alors de que de 83 000 hommes suite à la démobilisation d’après-guerre. Pire, les unités dont il dispose ne disposent que de 40 % de leurs effectifs et la situation est encore pire pour de la 1ère Division de Marines. Dès le premier jour de l’offensive, le Président Truman ordonne à MacArthur de transférer des munitions à l’Armée sud-coréenne et mobilise la 7ème flotte pour apporter un appui aérien.

La guerre des poches

Articles détaillés : Bataille du périmètre de Busan, Bataille du périmètre de Mokpo, Bombardement stratégique de la Corée du Nord

Les succès du début de l’offensive nord-coréenne portent Kim Il-sung à croire à une victoire complète d’ici à la fin du mois d’août 1950. Zhou Enlai est, pour sa part, moins optimiste, puisque, pour contrer un déploiement des troupes américaines et japonaises, il faudra que la Chine et surtout l’URSS interviennent plus directement et plus massivement.

Au Conseil de sécurité des Nations unies, les États-Unis, profitant de l’absence de l’Union soviétique qui pratique la politique dite du « siège vide » (pour dénoncer le refus américain d’admettre la Chine communiste au Conseil), font adopter dès le 27 juin 1950 une résolution condamnant l’agression nord-coréenne. Le 7 juillet, la résolution confie aux États-Unis le commandement d’une force onusienne. Seize pays acceptent de venir en aide à la Corée du Sud. Parmi ceux-ci, les plus importants sont le Royaume-Uni, les membres du Commonwealth (Canada, l’Australie et Nouvelle-Zélande) et le Japon. Parmi les autres participants à la force des Nations unies, les Philippines, la Turquie, la France, la Belgique, la Grèce, la Thaïlande et la Colombie envoient plusieurs milliers de soldats. D’autres pays se contentent d’envoyer des équipes médicales. Toutefois, à cet instant précis, les seuls pays qui peuvent intervenir à court terme sont le Japon et les États-Unis, qui ont tous deux massivement démobilisé leurs armées. De plus Japon est en également dans une période de transformation politico-économique qui pourrait compliqué la mobilisation populaire et économique en vue d’une guerre de grande ampleur.

Le 1er juillet, puis le 2 juillet, les Américains aérotransportent deux bataillons supplémentaires de la 24ème Division d’infanterie. Sous-équipés, les Américains ne feront pas long feu. Le 5 juillet 1950, des cargos japonais arrivent à Busan et débarquent de l’artillerie pour renforcer les troupes coréennes dans ce qui deviendra le périmètre de Busan. Durant le mois de juillet, les Américains acheminent 30 000 homes de quatre divisions en sous-effectifs de la 8ème Armée, alors que les porte-avions USS Valley Forge, HMS Triumph et IJS Shinano assurent la couverture aérienne du sud de la péninsule. À Busan, le général Walton Walker harangue les troupes américaine, coréenne et japonaise sous son commandement : « Il n’y a pas, derrière nous, de ligne derrière laquelle nous retirer. Il n’y aura pas de Dunkerque. Nous devons nous battre jusqu’au bout. Être fait prisonnier par ces gens et pire que la mort ». À Mokpo, le général Kitsuju Ayabe succède à Yoshio Kozuki. Ce dernier a disparu sans laisser de trace durant la débâcle. Son sort reste encore inconnu à ce jour. Kitsuju Ayabe expliquera à ces hommes que « Cette guerre est l’opportunité pour notre armée de laver son honneur. D’être à la hauteur de notre nation et de notre empereur. N’abandonner personne derrière vous. Repliez-vous quand vous le devez. Survivez pour vous mener une bataille après l’autre en veillant sur vos frères d’armes et sur les civils. Gardez les sept vertus[6] à l’esprit et tous ensemble nous tiendront jusqu’à l’arrivée des renforts ».

Progressant de seulement sept kilomètres par jours en moyenne, les Nord-Coréens laissent à leurs adversaires assez de temps pour se replier de manière de plus en plus organisée malgré le manque de moyen lourd. Cela laisse le temps aux forces de l’ONU, notamment aux Japonais et Américains de mobiliser des troupes et d’acheminer renfort et matérielle durant l’été. Le moral des troupes remonte, notamment chez le Sud-Coréen. Les Nord-Coréens ralentissent au fil des jours alors qu’ils opèrent avec une logistique de plus en plus étirée et se retrouvent sous la menace des avions américains et japonais de plus en plus nombreux.

Insigne du Chōsen Tankentai.

Du 7 août au 9 septembre 1950 se déroule la Guerre des Poches. Cette dernière désigne les batailles de périmètres de Busan (couvrant Pohang, Taegu et Jinju) et Mokpo (couvrant Gwangju et Suncheon) alors que les Nord-Coréens tentent à tout prix de percer. L’effort porte particulièrement sur la poche de Busan, qui abrite le plus gros port encore aux mains des forces de l’ONU. Kim Il-Sung espère alors sûrement détruire les forces défendant le périmètre de Busan, puis celles défendant Mokpo. Ces dernières, alimentées par un port plus modeste, auraient probablement été plus vulnérables. Les armées de l’ONU, au bord de l’effondrement quelques semaines plus tôt, ont reçu des renforts et rassemblent 150 000 soldats et 500 chars (dont la 8ème Armée américaine) dans le périmètre de Busan et 50 000 Japonais et 250 chars (Chōsen Tankentai/Corps expéditionnaire japonais de Corée[7]) dans celui de Mokpo afin de résister et de contrer l’invasion de l’armée nord-coréenne, forte de 100 000 hommes. Busan compte essentiellement des soldats sud-coréens, américains et britanniques. À Mokpo se trouvent essentiellement des troupes sud-coréennes et japonaises. Le corps expéditionnaire japonais absorbe les débris de la 17ème Armée de Yoshio Kozuki. La lutte contre les attaques nord-coréennes dure un mois. Les assauts massifs nord-coréens échouent à percer les périmètres, en dépit de deux grandes poussées en août et septembre. Malheureusement pour Kim Il-Sung, son Blitz Rouge, essoufflé, va se briser sur la rivière Nakdong.

La guerre des poches à partir du 7 août 1950.

L’échec nord-coréen est dû à plusieurs facteurs. Les sorties aériennes efficaces, en moyenne quatre-vingts par jours, ciblent la logistique nord-coréenne, qui s’étire sur plus de 600 km et détruise les ponts par dizaine sur les arrières de l’envahisseur et rendent quasiment impossibles les mouvements de troupes, matériels et ravitaillement de jour. À la fin de l’été, les Nord-Coréens sont sous-alimentés, leur ration quotidienne de riz étant souvent inférieure à 400 g, et ne reçoivent plus de munitions.

Chars japonais Type 6 Mōko lors de la bataille du périmètre Mokpo.

À cela s’ajoute le début d’une campagne de bombardement stratégique de la Corée du Nord qui débute en juillet 1950. Cette campagne consiste en des raids massifs de plusieurs centaines de bombardiers Boeing B-29 Superfortress américains et Nakajima G 9N Kazan japonais déversant du napalm et des explosifs conventionnels de jour comme de nuit. Cette campagne qui durera jusqu’à la fin du conflit, va déverser plus de 200 000 tonnes de bombes en seulement une année.

En plusieurs points des périmètres défensifs, les troupes de l’ONU bénéficient aussi de l’appui des marines américaines et japonaises. La 7ème Flotte américaine, près du périmètre de Busan, et la Flotte combinée japonaise, près du périmètre de Mokpo, fournissent un appui aérien efficace avec les porte-avions et un déluge d’artillerie avec les cuirassés, dont les formidables canons sont bien plus puissant que l’artillerie terrestre tout en étant hors de portés d’éventuelles répliques communistes. L’intervention de la Flotte combinée au large de Mokpo est constituée principalement de trois porte-avions (Shinano, Taihō et Kaihō) et deux cuirassés (Yamato et Musashi). L’US Navy engage deux porte-avions (USS Crown Point et Valley Forge) et deux porte-avions légers (USS Bataan et Princeton) et quatre cuirassés (USS Iowa, Missouri, New Jersey et Wisconsin).

Les cuirassés Yamato et Musashi bombardent les troupes nord-coréennes autour de Mokpo.

La guerre de mouvement des troupes de l’ONU a aussi fortement érodé le potentiel offensif des troupes de Kim Il-Sung qui a perdu plus de la moitié de ses chars et près 60 000 hommes. Avec l’arrivée de renfort terrestre dans les poches, l’acheminement de nombreux chars et pièces d’artillerie, ainsi qu’un soutient aéronaval de plus en plus fourni, le rapport de force c’est en réalité inversée.


[1] Source Wikipédia, création de Samhanin.

[2] Selon Park Gil -yong, transfuge nord-coréen, Cho a été tué par l’Armée populaire coréenne lors d’un massacre de 5 000 détenus durant l’évacuation de Pyongyang en octobre 1950.

[3] Fictif.

[4] Constitué de vétérans de la Seconde Guerre mondiale, dont plusieurs généraux.

[5] Tempête 224.

[6] Kitsuju Ayabe fait ici référence aux sept vertus du bushido décrites par Nitobe Inazō : droiture, courage, bienveillance, politesse, sincérité, honneur et loyauté.

[7] 66ème, 88ème, 100ème et 58ème divisions d’infanterie renforcées par quelques compagnies de chars issues des quatre divisions de chars de l’Armée Impériale Japonaise.

4 commentaires sur “La guerre de Corée : Le Blitz rouge”

  1. Juste le début pour l’instant. Un « a » oublié à : le gouverneur général de Corée, le général japonais Abe transmet le pouvoir « a » Lyuh…

  2. Il faudra vérifier la phrase sur la bataille du 4 août 1948, ou en trop peut être, et se sont les Nord Coréens qui sont en déroute ? J’aurais pensé les Sudistes vu la tournure de la phrase.

Laisser un commentaire